Lucille Reyboz, des "Onsen" aux bords du Loir

Publié le 16 Juin 2008






De l'Afrique au Japon, l'itinéraire de Lucille Reyboz, jeune photographe talentueuse, passe le 13 juin par Vendôme, où elle expose son reportage sur les « Onsen », sources d'eau chaude japonaises où se baignent, nues, les femmes.
Bio éclair.




Passé

Comme sa peau blanche ne l'indique pas, Lucille Reyboz est née à Bamako au Mali en 1973. Son père lui lègue son « Nikkormat » au Sénégal, où, adolescente, elle s'inite à la photographie. D'abord portraitiste dans les milieux jazz, puis pour la musique africaine, elle travaille avec Youssou n'dour, puis Salif Keita. Ce dernier l'emmènera au Japon en 1999. Fascinée par ce pays elle décide d'y retourner régulièrement avant de s'y installer définitivement en 2007. Entre temps, elle travaille aussi pour la presse, Air France Magazine, Elle, Le Monde, National Géographic, VSD... Lauréate de la Fondation Hachette en 2001, elle expose aussi ses photos dans des galeries réputées. Son premier livre « Batammaba bâtisseurs d'univers », paraît chez Gallimard en 2004, juste avant qu'elle n'intègre l'agence Rapho.

Présent

Entre Afrique et Japon, Lucille sera présente à Vendôme le 13 juin pour le vernissage de son exposition aux Promenades photographiques. Sur les bords du Loir, elle y présente un travail subtil réalisé au Japon sur les « Onsen », des sources d'eau chaude où se baignent les femmes. Après s'être immergée avec elles, la photographe a su capter, avec son appreil devenu quasi invisible, leur nudité fragile et abandonnée, dans cette « sorte de matrice où l'on a l'impression de retourner dans le ventre de sa mère », selon ses propres mots. Son exposition arrive juste après la parution aux éditions la Martinière d'un très beau livre intitulé Sources sur le même thème .

Avenir

Dans une interview accordée au magazine Réponse Photo paru durant l'été 2007, Lucille Reyboz avait livré sa vision de l'évolution du métier : « Dans le domaine de la presse, l'avenir me semble assez sombre, notamment en ce qui concerne le reportage. Il y a tellement de gens passionnés qui veulent raconter des histoires et tellement peu d'espace pour les montrer. Heureusement il ya des festivals comme Visa pour l'image  à Perpignan. En revanche, j'espère qu'il y aura toujours une place pour la photo d'auteur dans le monde de l'art. Je compte aussi sur les ventes de tirages de mes photographies exposées en galeries pour continuer à vivre de ma passion. »


Paru dans MédiaLoire spécial "Promenades Photographiques" - Juin 08
Voir le numéro entier sur le
site du club de la Presse Val de Loire


Rédigé par marie remande

Publié dans #portrait

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