Tout change dans ma vie!

Publié le 1 Juillet 2013

Attention ! C'est «balaise » de changer à l'adolescence. Difficile parfois. Etonnant souvent. Facile pour certains. Grave pour d'autres. Horrible ou intéressant selon les caractères. Joyeux rarement. Kamikaze, ça oui ! Long, c'est sûr, mais pas toujours ! Qu'on maîtrise ou qu'on se noie, osons poser des questions ! Réagissons et sourions. Trouvons des solutions. Tout changement est unique, ça c'est vrai ! Et au diable les remarques de x ou y, du moment qu'on reste zen !

Bref, voici un abécédaire à découvrir pour faire face, avec des témoignages d'ados qui ont vécu des changements petits et grands !

 

 

A comme « Au secours » !

Panique à bord ! Tu ne comprends déjà plus rien à ce qui t'arrive depuis quelque temps, même si tout le monde répète en boucle que tous ces changements dans ton corps et ta tête, « c'est normal, c'est l'a-do-le-scence» ! Alors, quand un incident ou accident de la vie (déménagement, séparation, perte d'un proche...) vient s'ajouter aux changements que tous ceux de ton âge traversent, ça se complique vraiment !

La perspective de l'inconnu, tantôt nous inquiète, tantôt nous excite et nous stimule ! Stresser avant le passage en 6e ou en seconde par exemple, c'est incontournable. Tout le monde passe par là... et s'en sort ! Par contre, lorsque le changement est subi, s'il vient d'une décision des parents ou de l'école, ou qu'il arrive par accident, c'est une autre paire de manches.

 

B comme bébé

Un bébé – pour toi, intrus, extra-terrestre ou être à câlins, c'est selon - va arriver dans la famille et tu as vraiment peur que ta place change ! Alors, essaie de t'imaginer quel grand frère ou grande sœur tu as envie d'être pour t'y préparer pendant les 9 mois de grossesse et pouvoir te positionner quand il sera né.

 

C comme collège

Arriver au collège en 6e, en changer parce que tu déménages ou que tu dois prendre une nouvelle option, t'adapter à un nouvel établissement parce que tu as eu des problèmes dans le précédent, ou devenir interne : autant de raisons de stresser ou d'être soulagé selon les relations entretenues avec tes copains, tes profs ou ta famille (dans le cas de l'internat). Ton inquiétude se focalise sur les amis, comme beaucoup de jeunes de ton âge. Rassure toi et projette toi dans quelques semaines, une fois la période d'adaptation passée.

« J'habitais à la campagne et comme j'ai sauté deux classes, aucun collège ne voulait de moi ! A la rentrée de 6e, j'ai du aller étudier à 130 km de chez moi et loger dans une famille d'accueil durant la semaine. Pendant le premier mois, je ne me sentais pas très bien. J'ai fini par m'adapter. Je me suis fait de nouveaux amis! J'aime ce collège parce que je me sens vraiment acceptée. » Alice, 10 ans, 6e

 

D comme déménagement

 

Déménager serait un des événements les plus stressants de la vie après le deuil disent les spécialistes. A ton âge, comme ça déménage déjà pas mal dans la tête et dans le corps, cela peut ébranler tes fondations, surtout si c'est la première fois ! Tout dépend de la situation, selon que tu pars loin ou pas, que tu vas pouvoir garder tes amis ou pas. Car ce sont bien les copains que, souvent, tu n'as pas envie de quitter (voir à « Potes »). C'est aussi ton école et tout l'espace connu de ta chambre, ton refuge, ton « antre », que tu avais fait tien. Une part de ton enfance que tu vas laisser derrière toi.

Nos conseils : Renseignes toi sur le nouvel endroit où tu vas habiter, ton futur collège (voir à « Collège »), si tu pourras t'inscrire à des activités que tu aimes. Et demande à tes parents de participer au déménagement : rangement de ta chambre et des cartons, déco de ta nouvelle chambre !

« J'ai déménagé et changé de collège. Ça ne m'a pas plu. Mais comme j'habite la même ville, je continue à voir mes anciens amis. Par contre le quartier est plus calme maintenant, c'est mieux ! Avant on ne pouvait pas descendre en bas de l'immeuble sans se faire taper ou harceler ! ». Brice, 14 ans, 4e.

 

E comme étranger

Les voyages, il paraît que ça forme la jeunesse ! N'empêche que la perspective de devoir tout quitter, pour une terre inconnue, te fait trembler. Tire en parti pour repartir à zéro ! Prépare toi bien à l'avance avec tes parents, renseigne toi sur les habitudes du coin. Une fois l'épreuve accomplie, tel Hercule qui aura réussi un de ses travaux, tu te seras prouvé que tu es capable de développer de nouvelles compétences comme maîtriser la langue du pays par exemple. Fierté garantie !

 

F comme filles (spécial gars)

Elles changent. Pas facile pour toi de connaître leur « mode d'emploi ». Que se racontent-elles donc à longueur de journée en papotant? Tu te sens parfois en décalage avec elles parce qu'elles ont grandi plus vite que toi ou au contraire très seul avec de nouvelles sensations corporelles ou attirances. N'hésite pas à partager et parler de ce que tu ressens avec les autres.

« Pour moi les filles, y'en a pas une pareille, un peu comme les flocons de neige ! J'ai plusieurs amies, on s'est suivis depuis la maternelle. Ce qui a changé c'est qu'elles sont plus indépendantes. A partir de la 6e, les relations se tendent. Les filles jouent entre elles et les garçons entre eux. Il y a des groupes qui se forment. Dans la classe beaucoup de petits mots circulent avec des « je t'aime » ou des bisous. Moi ce n'est pas encore trop mon truc.» Patrick, 12 ans, 5e.

 

G comme garçons (spécial filles)

Ils changent. Tu ne comprends rien à leurs centres d'intérêts et à leur comportements : pourquoi passent-ils des heures à jouer à des jeux vidéos en ligne ? Pourquoi celui dont tu attends un mot doux ne fait-il que des blagues désagréables ? En parler avec tes amis, en dépassant ta timidité, peut s'avérer la meilleure solution pour arriver à mieux savoir ce qui les animent.

« Je trouve que les filles murissent plus vite que les garçons. Quand on a parlé reproduction en SVT, ils étaient morts de rire. Pas nous ! Dans la classe certaines filles, mais pas beaucoup, sortent avec des garçons. A la récré, ils jouent plutôt au foot pendant que nous on discute. Certains sont lourds, d'autres sympas. Dans l'ensemble on s'entend bien quand même. » Mathilde 13 ans, 4ème.

 

H comme hormones

Les hormones, substances chimiques transportées par le sang, sont responsables des changements physiques et affectifs de la puberté. Pendant cette période qui amène progressivement vers la maturité sexuelle, tu prends soudain beaucoup de centimètres, les premiers poils peuvent apparaitre, les premières règles et les seins pour les filles, et la voix des garçons peut muer. « Et moi, suis-je normal ? » te demandes tu parce que tu te trouves en retard ou en avance. Rassure toi ! Tout se fait progressivement, chacun à son rythme. Et si ces transformations ne se font pas toujours de manière si facile, elle veulent dire aussi que tu grandis, et ça c'est une bonne nouvelle !

 

I comme illusions

En grandissant, on découvre que nombre de nos certitudes s’effondrent. C’est la vie !

 

L comme lycée

 

Quand on est en troisième, on réagit souvent comme Marion, 14 ans, qui stresse. « J'ai très peur d'aller au lycée l'année prochaine, de perdre mes amis parce qu'on sera tous « mélangés » dans plusieurs classes et de me retrouver avec des gens que je ne connais pas.»

Rassure toi, de très nombreux autres sont déjà passés par là, ils ont survécu et même largement surmonté !

Emma, lycéenne, témoigne : « le premier jour j'étais perdue. J'ai été voir un surveillant qui m'a tout expliqué ! En deux semaines tu connaîtras le lycée par coeur, donc pas de panique ! Côté amis, non seulement j'ai gardé les anciens, mais j'ai élargi mon cercle ! »

 

A suivre...

 

Source illustrations : Wikimédia - Libres de droits.

Couverture Okapi 1er mai 2013 avec l'Enquête "Quand tout change dans ta vie de A à Z "

Couverture Okapi 1er mai 2013 avec l'Enquête "Quand tout change dans ta vie de A à Z "

Rédigé par Marie Remande

Publié dans #articles généralistes

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