Qui s'y frotte...

Publié le 20 Juillet 2010

 

...s'y pique?  

Et hop, encore quelques conseils pratiques,  cette fois sur les animaux amis ou ennemis de notre été.

moustique

Si les araignées, pourtant tant redoutées sont presque souvent inoffensives en France métropolitaine, d'autres animaux peuvent nous mener la vie dure. Mieux vaut éviter leurs piqures ou morsures ou adopter quelques conseils pour les soigner sans trop de douleur.

Insectes piqueurs

En France, quelques 2000 accidents d'importance liés à des piqures d'insectes sont déclarés chaque année, les cas mortels sont de l'ordre d'une dizaine et seulement lorsque la victime a une réaction allergique majeure pas prise en compte assez rapidement1.

Les risques vont de la démangeaison aux manifestations allergiques sévères. Le plus souvent, ces piqures entraînent une simple inflammation locale douloureuse, accompagnée d'un gonflement des tissus (oedème). Seulement 5% des personnes piquées subissent des réactions allergiques qui peuvent induire malaises, chute de tension artérielle et risque d'arrêt cardiaque.

Lors de pique-niques, randonnées ou activités de plein air l'été, pensons donc à ne pas nous assoir par terre avant d'avoir observé auparavant l'endroit et disposons au sol un plaid avant de nous installer. En balade, porter chaussures montantes et pantalons serrés aux chevilles. Eviter les vêtements de couleur vive ou entièrement blanc qui attirent les insectes ainsi que les parfums et fixateurs pour cheveux.

Les guêpes et abeillesn'attaquent que si elles se sentent menacés (par ex. coincés dans la main ou dans un vêtement) ou pour défendre leur colonie. L'immobilité et le calme sont donc toujours préférables à l'agitation. Protégeons notre visage, endroit le plus exposé aux piqures et ne nous approchons jamais d'une ruche ou d'un nid. Couvrons les enfants dans les zones à forte concentration d'hyménoptères piqueurs.

En cas de piqûre, laver l'endroit lésé avec de l'eau et du savon et appliquer un désinfectant, puis appliquer dessus un bloc plastique congelé ou de la glace enveloppée dans un linge ou un sac. Si la douleur est vive, appliquer une crème antalgique ou anti-inflammatoire ou une simple compresse imbibée d'alcool. Surveiller la personne quelque temps pour détecter le cas échéant une réaction allergique générale. Alerter les secours immédiatement en cas de piqûre dans la bouche, la gorge, le nez ou les yeux et en cas de réactions inflammatoires trop importantes, de troubles respiratoires, de malaises, de nausées et vomissements.

 

Les piqûres de moustiquesen Europe peuvent être douloureuses ou allergisantes, mais ne transmettent pas a priori, de maladies parasitaires ou virales comme sous les tropiques. Par contre les moustiques transportent le chikungunya dans certains pays (Afrique de l'Est , Asie du Sud-Est, sous-continent indien et à la Réunion depuis 2005). Lors d'un voyage dans ces zones, la prévention doit être d'autant plus soutenue.

Des précautions simples comme la pose de moustiquaires aux fenêtres ou la diffusion d'essences végétales comme la citronnelle, permet de repousser une bonne proportion de ces diptères. Il est important aussi de supprimer les gîtes où se développent les larves de moustiques : eaux stagnantes à l’intérieur et autour de son domicile.

L'imprégnation des vêtements et des moustiquaires par des insecticides à base de pyréthrinoïdes ou des répulsifs la renforce et réduit leur contact avec la peau. Les répulsifs cutanés ne doivent pas être utilisés avant l'âge de 3 mois et chez les femmes enceintes.

 

Morsures de serpents, pas de panique

« Le risque lié aux morsures de reptiles est faible pour l'homme et ne doit pas donner lieu à une psychose. » explique Denis Richard, médecin spécialiste dans la pharmacologie et la toxicologie. On recense environ 1000 morsures de serpents chaque année en France, avec une mortalité moyenne de moins d'un cas par an. Pour autant, les gestes à adopter en cas de morsure méritent d'être connus. Il est important surtout de tranquilliser la victime et de ralentir la diffusion du venin dans l'organisme en allongeant ou mettant au repos la personne, à l'ombre, mais sans qu'elle prenne froid, dans l'attente d'un transport. Si cela est possible, nettoyer la plaie avec du savon de Marseille ou, mieux, avec un antiseptique. Le refroidissement de la zone mordue – au moyen de glace enveloppée dans un linge, ou d'un bloc réfrigérant, mais jamais en contact direct avec la peau – ralentit le développement d'un oedème local et atténue la sensation douloureuse. Un bandage de crêpe ou une bande de contention - pas serrée, un doigt doit pouvoir passer entre la peau et la plaie – peut être fixée sur le membre mordu. L'immobiliser ensuite en position surélevée, ce qui ralentit la diffusion du venin et soulage la douleur. Si celle ci s'intensifie, donner un antalgique type paracétamol. Eviter surtout l'aspirine et les anti-inflammatoire type ibuprofène dont l'effet s'ajoutant à celui du venin pourrait favoriser un risque d'hémorragie locale.

Pour éviter de se faire mordre, porter des chaussures hautes qui protègent bien les chevilles, endroit le plus fréquemment mordu. Faire du bruit lorsque nous marchons dans la nature, frapper par exemple le sol avec un bâton dans les endroits à risque. Eviter les pierriers, que les vipères affectionnent pour se chauffer au soleil.


1 Pour en savoir plus, lire le très complet  Poisons et venins dans la Nature  de Denis Richard aux éditions Delachaux et Niestlé- 2008

 

 

Article paru dans le dossier "l'été sans les pépins" - Magazine Ensemble(s) - Juillet 2010


Rédigé par Marie Remande

Publié dans #articles généralistes

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