NO POP CORN ON THE FLOOR of the Studios

Publié le 6 Mai 2009

Chers lecteurs fidèles de mon blog, je ferai ce que j'ai dit dans le précédent article dès que je peux. Il faut pourtant  que je vous parle auparavant d'un beau film docu à ne pas manquer.

Vite fait, au petit matin, l'heure où les oiseaux commencent à triller sévère, l'heure juste avant mon thé, juste avant ma douche, j'ai soudain comme une évidence et une urgence à écrire quelques mots sur No Pop corn on the floor, le film que j'ai eu la chance de voir hier soir, en avant-première dans ma salle de ciné, les Studios à Tours. Une obligation d'écrire quand un film vous séduit comme ça, l'air de rien. Une histoire forte et mouvementée, celle d'une équipe de passionnés qui se bat par amour du cinéma pour faire vivre au quotidien une salle d'art et d'essai à Bayonne, l'Atalante avec une programmation exigeante faite de films d'auteurs du monde entier trop peu connus, sous la houlette de son magnifique et combatif directeur, Ramuntxo Garbisu. Je dis magnifique juste pour la coupe de cheveux of course (voir la décoiffante scène chez la coiffeuse), faut dire qu'il est sorti de l'écran à la fin, venu d'on ne sait où, jusqu'à Tours pour présenter le film et discuter avec nous (merci!) et que je l'ai trouvé beau en vrai aussi, comme le réalisateur Gaël Mocaër, tout bronzé (il avait dû faire des UV pour la présentation avant, vous croyez pas? ;-).
Merci à vous Gaël, pour votre film,  pour l'humour et la poésie et pour être venu nous le présenter hier soir.

Et hier soir en m'endormant  le débat se prolongeait dans ma tête : Pourquoi Ramuntxo a t-il quitté le navire Atalante, pourquoi n'a t-il pas lâché du lest en y faisant passer des films plus connus pour rendre le cinéma plus viable économiquement, mieux payer les salariés tout en programmant aussi des perles moins "promotionnées", moins aspiratrices de spectateurs et en essayant d'amener tous ces gens à venir les voir aussi? Il nous a répondu, lors du débat qui a suivi après la projection, comme le film répond (rassurez vous, le film n'est pas chiant et le propos n'est pas grossièrement démontré, il l'est par touches, avec art) que programmer des films à gros budget fait de l'ombre aux moins connus et que du coup, c'est la mort programmée du cinéma d'auteur.
Personnellement je ne suis pas une cinéphile, je ne lis pas les cahiers du cinéma - même si un de mes films préféré parmi les préférés que j'ai vu plusieurs fois est "Les ailes du désir" de Wim Wenders (ouah, le plaisir que ça m'a fait quand Ramuntxo a dit que ce film était une référence pour lui). Je vais au ciné quand je peux (pas autant que j'aimerais), disons une fois par mois en moyenne et j'essaie d'aller voir autant des films à gros budget (de Volver d'Almodovar à Harry Potter il y a quelques années avec mes enfants), que des plus confidentiels, quand il sont présentés de manière tentante dans les carnets des studios (merci à eux de nous informer).

Allez tous voir No Pop Corn on the floor, (un film indispensable pour le monde du cinéma?) parlez en autour de vous. Rien que pour la scène drôlatique où le directeur de l'Atalante appelle l'évêché pour demander comment faire pour que son cinéma soit miraculé, ou pour celle touchante où une femme de 90 ans achète sa place de ciné, au plein tarif (pas de réduction 3e âge) et offre quand même une "merveille" au caissier, et où on la voit en fondu respectueux entrer dans la salle en arrière plan du sac de boulangerie dans lequel la main de l'homme plonge. Et puis plein d'autres, la scène de la scéance gratuite noyée sous l'orage, celle du mégaphone avec la voiture rose et le mot de la fin que je me dois de taire
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Rédigé par marie Remande

Publié dans #brève

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