OGM : l'urgence européenne

Publié le 17 Novembre 2008

  Paris, le 31 octobre 2008. L'agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) vient de rendre son avis sur la clause de sauvegarde française sur le maïs MON 810 activée en février dernier. Elle considère la décision du gouvernement français injustifiée... C'est pour Greenpeace une nouvelle preuve de l'incapacité de cette agence et de la nécessité urgente de la réformer.

Le comité de l'EFSA travaillant sur les OGM considère, dans sa décision rendue publique le 31 octobre, que les éléments fournis sur le maïs MON 810 par le gouvernement français ne constituent pas des éléments susceptibles de justifier l'activation de la clause de sauvegarde. Au mépris des doutes sérieux soulevés par les études scientifiques, cet OGM ne présente donc pour elle aucun risque sur l'environnement, la santé humaine ou animale. Greenpeace prend acte de cette décision grave qui pourrait ouvrir la voie à la réautorisation de ce maïs en France et la conteste vigoureusement.

La majorité des Etats membres de l'Union s'accordent aujourd'hui sur la nécessité de réformer en profondeur l'EFSA. Ce chantier a été ouvert par la France au cours de sa présidence... L'agence elle-même reconnaît qu'il lui faudrait deux ans minimum pour évaluer les effets à long terme d'un OGM.

« En dépit des doutes sérieux existant sur les OGM sur la compétence de l'EFSA, elle continue de faire comme elle a toujours fait en méconnaissance totale de cause : donner des avis positifs sur tous les OGM ! s'indigne Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. Face à l'adversité, l'EFSA se bouche les oreilles et fait le gros dos aux dépens des citoyens français et européens. C'est inadmissible ! Dans ces conditions, il faut fermer l'EFSA tant que la réforme attendue par tous n'a pas eu lieu. »

Un passage en force
Le MON 810 reste interdit en France jusqu'à ce que la Commission européenne se prononce. Cette opinion laisse toutefois présager d'un passage en force inquiétant... Elle intervient au lendemain de la publication d'une étude du CREG de l'université de Pau faisant état des risques de disparition de nombreuses filières agricoles en France en cas de généralisation des cultures de maïs OGM.



OGM : l'avis de l'EFSA vu par Greenpeace
par gpfrance

Agir pour une Europe sans OGM

Ce mois de novembre est crucial pour protéger l’Europe des OGM: les gouvernements européens discutent de l’avenir des OGM et de toute notre alimentation.Le 4 décembre prochain, les ministres de l’Environnement de l’Union Européenne vont prendre une décision fondamentale : Faciliter l’autorisation des OGM dans l’UE ou réviser sérieusement le système d’évaluation et d’autorisation pour protéger l’Europe des OGM.

Le 11 novembre 2008 le gouvernement autrichien a publié une étude scientifique qui révèle que les OGM menacent la survie des espèces. La fécondité des souris de laboratoire nourries avec du maïs OGM, qui contient entre autres les gènes du maïs transgénique MON810 de Monsanto, diminue fortement. Dès la troisième génération, les descendants des souris nourries avec du maïs transgénique sont inférieurs en nombre et en taille. Cette nouvelle étude scientifique identifie des risques potentiels considérables, qui restent à évaluer pour la santé et la survie de l’humanité. Au nom du principe de précaution, il faut d’urgence protéger les consommateurs des produits OGM.

Agir ici en trois clics

 

Pour en savoir plus sur les OGM et leurs effets présumés, ne pas manquer le documentaire très édifiant de Marie-Monique Robin, Le monde selon Monsanto.

 



Rédigé par Marie Remande

Publié dans #articles généralistes

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