Un bain à remous derrière la vitre

Publié le 7 Novembre 2008


Lucia Gaboriaud a beaucoup voyagé en Europe, avant d’acheter avec son conjoint, il y a quinze ans, une grande bâtisse XVIIIe siècle sur le plateau du Mézenc (Haute-Loire). « J’avais besoin de m’ancrer quelque part et de donner des racines à notre famille » raconte cette hollandaise mariée à un Lillois d’origine et mère de trois enfants. Dès le départ, l’idée de créer des chambres d’hôtes façonne leur projet. Leurs travaux seront menés de front pour la maison et les chambres qui ouvrent en 1995. Quelques années plus tard, avant la mode, ils installent un bain à remous pour fidéliser leur clientèle. Niché dans une pièce en bois où règne toute une ambiance propice à la détente, il ouvre sur la nature via une demi baie vitrée. « En général les SPA sont installés à l’extérieur. A 1280 m d’altitude, avec la Burle et les tempêtes de neige, l’intérieur s’imposait ! » sourit-elle. Le bac du jaccuzzi a coûté 80 000 Francs (12 196 Euros) en 2002, hors aménagement de la pièce (aujourd’hui le prix de ces équipements a baissé). Mais Lucia n’a pas pour objectif de rentabiliser son investissement et ses tarifs de chambres restent très raisonables. « J’ai déjà mis en garde une personne qui me demandait conseil. A lui seul un SPA ne peut suffire à remplir un hébergement. Pour nous c’est uniquement un plus.» Aujourd’hui ses clients (beaucoup des jeunes retraités) apprécient largement de pouvoir se relaxer après les randonnées en été ou le ski de fond en hiver.  De son côté, dans son bout du monde, elle ne connaît pas l’usure, sauvée par la création d’un espace commun séparé de sa maison. Et elle garde du plaisir à recevoir ses hôtes, qui partagent sa table tous les jours. Comme lui a dit un jour une jeune fille au pair : « vous n’allez pas vers le monde, mais vous apportez le monde chez vous. »


extrait dossier sur "Le bien-être, nouvelle tendance" - Magazine Gîtes de France n° 81 automne 2008

Rédigé par Marie Remande

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