Vu du train

Publié le 7 Décembre 2005

Des filaments vaporeux de brume s'élèvent de la Loire et flottent en apesenteur.
Le givre, translucide et cendré par la lune, couvre la terre et l'herbe comme un voile de mariée.
La douce et ronde lumière de l'astre argenté caresse ma joue droite tandis que le tangage du train bascule ma tête à gauche. La puissance orangée du soleil jaillit dans mon autre oeil, éclabousse la campagne et colorie par taches les voyageurs de mon wagon.
Mes pupilles me brûlent de fatigue.


Rédigé par Marie Remande-Archer

Publié dans #poème

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PO 13/12/2005 09:46

Très beau ce poème.
Mille bises

PO