ALCOOL : STOP OU ENCORE ?

Publié le 2 Août 2013

ALCOOL : STOP OU ENCORE ?

Si la consommation d'alcool fait partie de la convivialité, trop boire peut s'avérer dangereux. En cas de doute, à qui s'adresser ?

"Mon entourage me fait souvent des remarques concernant l’alcool, j’aimerais arriver à diminuer ! » explique Gérard, jeune retraité agricole. Une consommation modérée se situe à moins de 2 verres par jour pour une femme et moins de trois pour un homme. Mais attention, même très faible la prise d'alcool peut s'avérer problématique. Si vous avez des doutes sur votre dépendance et buvez notamment un verre dès le matin, vous pouvez vous auto-tester. Essayez par exemple, de ne pas prendre d’alcool pendant cinq jours et jugez si cela vous a été facile, difficile ou impossible. Dans les deux derniers cas, consulter un médecin peut vous aider. Il n’y a pas de honte à se soigner, car l’alcoolisme est bien une maladie.

L’ivresse est un phénomène commun qui peut entraîner une mauvaise coordination des gestes, des nausées, des troubles de l’équilibre, de la somnolence, de l’agressivité et de l’angoisse. Mais on peut devenir dépendant à l'alcool sans même être ivre. Elle a aussi des conséquences à long terme sur la santé : lésions du système digestif (cirrhose du foie, cancers de la bouche, du pharynx et de l’oesophage,) et du système nerveux (polynévrite, diminution ou perte de mémoire et des facultés intellectuelles).

Baclofène ou groupes de parole ?

Une personne véritablement dépendante doit tout faire pour tenter l'expérience de se sevrer complètement, même s'il ne faut pas se sentir en échec devant une reprise de l'alcool. Les centres d’addictologie (1), proposent une prise en charge adaptée à chacun, y compris à l'entourage. Une psychothérapie et la fréquentation d’un groupe d’entraide (2), où l'on accueille sans jugement, s’avèrent souvent le meilleur traitement.

Une autre piste à l'étude est celle d'un médicament, le baclofène. Le Dr Jean-Baptiste, addictologue, explique « Avec le baclofène, dans 50 % des cas, les patients arrêtent de boire ou diminuent leur consommation. Mais attention aux médicaments miracles. L'alcoolisme est le plus souvent porteur d'une difficulté de communication avec l'entourage et c'est sur cela que la personne doit travailler en priorité en se faisant aider. »

(1) www.anpa.asso.fr : pour trouver l’association de prévention la plus proche.
(2) Les Alcooliques Anonymes www.aafrance.fr et Vie libre,www.vielibre.org sont les plus connus.

Article paru dans la France Agricole n° 3488 du 24 mai 2013, pages magazine.

Rédigé par Marie Remande

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see here 16/12/2013 12:54

Alcohol can be the source of many health problems and problems related to society and personal relationship. Thank you for taking the time out and sharing this with the users as it has some of the best information and reference for the readers.