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Le principe de mon blog : des articles de ma production mis en ligne, plus quelques photos légendées. Bonne lecture.
Jeudi 22 septembre 2005
                            
    Ian et Jacquie, avaient toujours habité en Grande-Bretagne ou presque, mais lui hongrois et elle à moitié française par sa mère, rêvaient depuis longtemps de s’installer « sur le continent ». Après leur mariage, ils voyagent souvent en France avant de découvrir la Corrèze. En 1980, ils achètent une résidence secondaire avec deux autres couples d’amis à Beaulieu sur la Dordogne. Et au fil des années et des voyages, ils finissent par avoir le mal du pays… lorsqu’ils reviennent à Londres.  Quelques années plus tard, ils s’installent définitivement à la Souvigne dans un autre village corrézien et décident en 1994 d’ouvrir des Chambres d’hôtes après un an de travaux titanesques.  Actuellement ils louent leurs trois chambres d’hôtes confortables et douillettes entre 34 et 37€ la nuit. Arrivés à leur 11e saison, leurs efforts commerciaux paient puisqu’il obtiennent un taux de remplissage record entre avril et novembre. Ils proposent à leur table une cuisine des quatre continents, familiale et savoureuse, issue du savoir-faire de Ian, ancien chef à domicile et consultant en vins à Londres et des talents de Jacquie. Leur secret tient à un principe: savoir se préserver. Ils n'ouvrent leur table d'hôtes que trois soirs par semaine, pour se ménager une vie privée épanouissante, et surtout ils accueillent toujours leurs clients comme des amis. En retour, leur carnet d'adresse se remplit et les invitations se multiplient. De quoi trouver de nombreux points de chute accueillants  pour leurs prochains voyages en France et à l'étranger.
www.souvigne.com
par Marie Remande-Archer publié dans : portrait
Mercredi 21 septembre 2005
Porte d’entrée de l’Occitanie, région secrète et préservée, le Limousin est la terre rêvée du tourisme vert.
(Extrait d'un article réalisé pour le Magazine GÎTES DE FRANCE)

Entre Auvergne et Périgord, le Limousin offre au visiteur une infinité de paysages : forêts, landes et tourbières des Monts d’Ambazac et des Monédières, eaux vives du Plateau de Millevaches, vallées de la Creuse et de la Dordogne, pâturages où paissent les vaches rousses limousines. Côté savoir-faire, les artistes limousins jouent avec la matière depuis des générations : tapisserie d’Aubusson, dentelle de Tulle, émaux et porcelaine de Limoges. En suivant les routes historiques de Ventadour, de Richard Cœur de Lion et des pèlerins de Saint-Jacques, les touristes peuvent aussi aller sur les pas des troubadours qui firent du Limousin un des hauts lieux de l’Occitanie.
Région encore peu connue des français et étrangers, le Limousin commence cependant depuis quelques années à profiter de la vague de l’éco-tourisme. Chaque année la fréquentation touristique progresse et en particulier dans les gîtes ruraux et chambres d’hôtes dont le nombre est en constante augmentation. Les thèmes privilégiés par les touristes sont la randonnée et le régionalisme (fêtes locales, gastronomie).
Une coordination régionale entre les trois relais des Gîtes du Limousin (Creuse, Corrèze et Haute-Vienne) permet notamment l’édition commune d’un guide des Chambres d’Hôtes et, fait plus rare, d’un guide regroupant une sélection de Gîtes Ruraux à réserver auprès du Comité Régional du Tourisme. Les trois départements participent également à un service information interne d’information appelé L.E.I. (Lieu d’Echange d’Informations). Il est géré au plan régional via Internet et permet de faire circuler des informations entre Offices de Tourisme, Comités Départementaux de Tourisme, Relais des Gîtes et Comité Régional du Tourisme. Il permet par exemple d’obtenir en temps réel l’ensemble des disponibilités. Ce service n’est pour le moment pas accessible au client.
Hormis ces actions concertées, chaque département possède ses spécificités dans le développement des Gîtes de France.

Du côté des départements
En Creuse, un remarquable travail de rénovation du bâti rural a été élaboré par le relais des Gîtes pour aider à la restauration des Gîtes ruraux et Chambres d’hôtes. Ainsi, les touristes possèdent un choix particulièrement large de bâtisses, fermes et maisons rénovées avec goût dans la tradition creusoise.
En Corrèze, l’accent est mis sur la politique de qualité concernant les hébergements. Depuis 3 ans, le relais corrézien mène un travail rigoureux de remise aux normes, qui a permis de requalifier une centaine de Gîtes après travaux. Une étude réalisée en partenariat avec EDF a permis de visiter 150 maisons sur la base du volontariat des propriétaires. Ces derniers ont pu recevoir des conseils du relais sur les travaux à réaliser, leur coût et les possibilités de financement. Après travaux, le parc est ainsi passé de 42% de Gîtes 3 épis en 1996 à 52% en 1999, ce qui rapproche désormais le département de la moyenne nationale. Pour aller plus loin, le relais départemental a entrepris depuis peu un travail plus large d’information et de formation sur la qualité. Il insiste particulièrement sur la propreté, critère sur lequel la clientèle est de plus en plus exigeante. « Un projet de label des Gîtes impeccables est même en projet », nous a livré Jean-Marie Roche, responsable du relais des Gîtes de Corrèze. Les Gîtes de Haute-Vienne se sont fait, quant à eux, une réputation autour de l’accueil des enfants. Depuis une vingtaine d’années, le relais a encouragé la création de Gîtes d’Enfants (cf. encadré ci-contre). Aujourd’hui, il en existe donc 16 dans le département dont 3 Club Jeunes (réservés aux plus âgés, 10/15 ans et permettant d’accueillir jusqu’à 35 enfants et adolescents). Le principe est l’accueil en famille et à la campagne de petits citadins. De plus en plus de structures proposent également des activités à thème : poney, pêche, arts du cirque, musique, orpaillage…L’accueil des enfants en Gîtes a même fait boule de neige en Haute-Vienne, puisque le thème des vacances pour les enfants est un thème phare de la promotion touristique départementale.
Dimanche 18 septembre 2005
Au pays des grands espaces, des hébergements nature de qualité

Au Québec, de nombreux hébergements proches de la nature, permettent une découverte écologique de la région et des rencontres avec les habitants, hôtes chaleureux et guides souvent passionnés.

Avez vous déjà eu l’occasion de parcourir les étendues infinies de ce vaste pays qui sur plus de
1 600 000 km2 représente 3 fois la superficie de la France pour seulement 7 millions d’habitants ?
Plusieurs relais départementaux des Gîtes de France ont déjà fait le voyage avec des groupes de propriétaires afin de confronter leurs façons d’accueillir et leurs hébergements avec ceux de nos chaleureux « cousins » francophones d’Amérique, mais aussi de découvrir ce pays de pleine nature aux paysages époustouflants, à vous couper le souffle, dont on peut subitement « tomber en amour » selon l’expression québécoise. Ils ont ainsi rejoint les nombreux français qui visitent chaque année le Québec (328 000 touristes français en 1999), proximité linguistique oblige.
Ils ont pu découvrir deux types d’hébergement qui se rapprochent des Gîtes de France par leur proximité avec la nature et leur type d’accueil : les Gîtes du Passant et les Pourvoiries, véritables auberges de la forêt.
Les Gîtes du Passant, cousins québécois des Gîtes de France
Le fonctionnement des Gîtes et Auberges du Passant a déjà été abordé dans un précédent numéro de la revue (N°40- Printemps 98). Rappelons seulement que ces 600 hébergements chez l’habitant sont regroupés au sein de la Fédération des Agricotours (créée il y a 24 ans) qui « accrédite » chacun d’eux et leur appose le label « Qualité Confort » basé sur des normes de sécurité, hygiène, confort et accueil. Chaque année la Fédération accorde « Les prix de l’Excellence » aux meilleurs hébergements régionaux et nationaux (2 catégories : « coup de cœur du public » pour le meilleur accueil au quotidien et « réussite » pour les meilleurs efforts en terme de développement, promotion et qualité de prestation).
Les Pourvoiries, auberges et chalets de la forêt
Les Pourvoiries sont regroupées quant à elles depuis plus de 50 ans au sein de la Fédération des Pourvoyeurs du Québec, qui rassemble aujourd’hui 400 établissements (parmi les 700 pourvoiries existantes). Situées en forêt (un des paysages les plus répandus du Québec), ces auberges étaient autrefois exclusivement destinées aux chasseurs et pêcheurs. Elles sont désormais pour la plupart transformées en hébergements touristiques. Elles possèdent toujours une clientèle de chasseurs et de pêcheurs à qui elles offrent des forfaits tout compris, et une clientèle touristique nouvelle (individuels ou familles) en quête de grande nature pour la pratique d’activités de plein air. En chalet ou en auberge, les Pourvoiries proposent une grande variété d’activités au fil des saisons : balade en forêt, baignade, initiation au tir à l’arc, canoë, cueillette de baies ou de champignons, activités de trappage, pêche en haute mer ou pêche familiale à la mouche, observation de la faune et de la flore, rencontre avec les Amérindiens ou en hiver, raid en motoneige, expédition en traîneau à chiens. En harmonie avec l’environnement, cet important réseau d’hébergement en forêt a adopté un code d’éthique visant la mise en valeur de la faune, la protection de la nature et surtout la découverte et l’accessibilité de ces immenses domaines. Une participation active du tourisme à l’écologie de ces régions !
 

Informations pratiques sur le tourisme au Québec
- TOURISME QUEBEC
Par tel : 0 800 90 77 77 (n° vert) entre 15H00 et 23H00 – 7 jours sur 7
Par écrit :Tourisme Québec - C/O MPS - B.P. 90 – 67162 WISSEMBOURG CEDEX
Site internet : www.bonjour-quebec.com
Du côté des hébergements, on peut contacter :
- La Fédération des Agricotours du Québec
4545, av. Pierre de Coubertin -CP 1000, Succursale M
Montréal, Québec H1V 3R2
e-mail : agricotours-q@sympatico.ca
Site internet, www.agricotours.qc.ca
- La Fédération des Pourvoyeurs du Québec et son bureau d’information en France :
20, rue du Château - 95320 Saint-Leu-La-Forêt
Tel. 01 34 18 11 88
Fax. 01 34 18 18 00
Voir aussi le site internet de la Fédération des Pourvoyeurs : www.fpq.com

Article écrit pour le magazine Gîtes de France en juillet 2000
Dimanche 18 septembre 2005
   
Le plus grand chantier vert du Québec : un itinéraire cyclable de 4 000 kms


La Route verte est une idée ambitieuse et originale qui a pris forme en 1995. Vélo Québec en est l’initiateur et la réalise en partenariat avec le gouvernement du Québec (coordination interministérielle) en partenariat avec des organismes régionaux. L’objectif est en 2005 d’arriver à boucler un itinéraire cyclable de près de 4000 kms reliant le Québec d’ouest en est - du Témiscamingue et l’Outaouais jusqu’à la Gaspésie- et du nord au sud depuis l’Abitibi, les Laurentides, le Saguenay/Lac St-Jean vers le centre du Québec et l’Estrie. A l’image du Québec, elle traversera la forêt boréale, longera des lacs et des rivières, sillonnera la campagne, s’enfoncera dans la montagne et s’ouvrira sur la plaine avant de longer le Saint-Laurent et d’atteindre la mer.
En 1996, le réseau cyclable québécois était évalué à 2300 kms, répartis dans plusieurs régions et faisant appel à différentes infrastructures : pistes en site propre (séparées de la circulation), bandes et accotements pavés, ainsi que chaussées désignées (routes tranquilles). La construction de la Route verte permet de relier entre eux certains de ces tronçons locaux ou régionaux et de créer ces nouveaux segments non encore existants. La route utilise aussi des emprises d’utilité publiques (voies ferrées abandonnées, chemins de halage, emprises hydroélectriques…) qui sont acquis par le gouvernement si besoin afin de les réaménager pour les rendre cyclables.
La Route verte est en cours de construction et mobilise de très nombreux acteurs nationaux et régionaux, qui doivent se coordonner entre eux et apporter leur concours technique et financier en vue de réaliser l’objectif final. 2000 kms linéaires sont à peu près reliés actuellement grâce à l’implication de tous. Elle est également en cours de jalonnement avec des balises toujours identiques pour une unité d’ensemble. Une balise avec un logo spécifique identifiant cette route a été créée en 1997. Elle la jalonne aux intersections et tous les cinq kilomètres.
Ce projet s’inscrit dans la tradition des grands itinéraires cyclables mondiaux : les Cycloroutes nationales du Danemark, le National Cycle Network en Grande-Bretagne, les pistes cyclables du Danube et celle du Rhin (traversant 5 pays), l’itinéraire côtier de l’ouest américain (Orégon et Californie) et les réseaux américains en cours d’aménagement grâce au Rails-To-Trail Conservancy.
La Route verte peut être parcourue d’un seul trait ou par tronçons. On peut l’emprunter près de chez soi ou dans des régions inconnues à découvrir, la parcourir occasionnellement ou y retourner plusieurs fois par an. Elle peut offrir un défi personnel, que l’on relève seul, en famille avec des amis.
Beau projet en tout cas que cette vaste route qui permettra de relier entre elles toutes les régions du Québec d’un coup de pédale !
Pour visionner la vidéo de la Route verte et en savoir plus, visitez le site web : www.velo.qc.ca

Article écrit en juillet 2000 pour le magazine Gîtes de France
Vendredi 16 septembre 2005
    Laurent Charbonnier habite depuis 15 ans une maison au milieu des bois dans la Sologne de ses grands-parents. Entre deux tournages au long cours, il aime aussi filmer la faune dans ce coin du sud Loir-et-Cher où sa vocation de cinéaste animalier est née dès l’enfance. Rencontre et récit d’une passion.
 
 
Laurent Charbonnier n’est pas bavard, mais sort de sa réserve lorsqu’il parle des animaux qu’il filme et de sa vocation de documentariste animalier. J’ai la chance d’être reçue par lui et Maryse, sa femme et indispensable assistante, dans leur charmante ferme solognote, située en pleine nature, entre bois et prairies. J’y découvre aussi la tribu animale qui les entoure, vedette de certains de leurs documentaires : chiennes, chats, juments, ânes, oies et même mésanges, qui volettent par dizaines sur la terrasse. Et autour de la cheminée, le cinéaste me raconte ses tournages.

De la Sologne au Kenya …
Je me laisse volontiers entraîner sur les pas du caméraman. Tour à tour, je m’envole sur les ailes des flamants roses du lac Bogoria au Kenya, qu’il a filmés pour Le Peuple Migrateur, je parcours avec lui prés et bosquets du blésois à l’affût des Prédateurs d’Europe, je découvre étonnée les coulisses du tournage de Tapage dans la basse-cour, Veaux, vaches, cochons et Quand le chat n’est pas là trilogie originale tourné près de chez lui avec des animaux « imprégnés », puis sur la banquise en Alaska je grelotte, en observant le tournage du Dernier Trappeur, pour atterrir de nouveau près de la maison solognote à la découverte des cerfs dans un Chambord sauvage. Autant les opportunités de tournage emmènent parfois Laurent Charbonnier ailleurs en France et à l’étranger où il aime découvrir d’autres horizons et d’autres animaux, autant il est un oiseau du pays qui semble avoir besoin de revenir nicher régulièrement chez lui, là où sont ses racines.

Une passion enracinée depuis l’enfance.
Il naît et vit dans un petit village au Nord du Loir-et-Cher, mais déjà, passe toutes ses vacances chez ses grands parents à Bracieux, au sud de département, près de son actuelle maison.« Dès que j’ai eu ma première mobylette, je suis revenu presque tous les week-ends. Le sud de la Loire est bien plus beau que le Nord ! » raconte-t-il en riant. « J’aime la Sologne et en particulier cette région autour de Chambord et Cheverny. Elle a gardé de grands espaces vierges d’habitations. De la maison, nous pouvons partir à pied en ligne droite durant 4 Kms sans croiser un seul bâtiment ». Adolescent, il se promène déjà dans ces bois pendant des heures et observe la faune. À la télévision, il ne manque pas un épisode des « Animaux du monde » et … il rêve de devenir cinéaste animalier. Après un démarrage professionnel précoce à 19 ans, il sort quatre ans plus tard, La plaine aux busards tourné près de Blois. Ce documentaire remporte le prix Jean Sainteny, un must dans le domaine de l’ornithologie et de la nature, et le fait connaître des milieux écologistes. Depuis, en une vingtaine d’années, il a créé sa propre société de production (Laurent Charbonnier Production), tourné une quarantaine de documentaires animaliers (cf. encadré), et obtenu de nombreux prix dans des festivals nationaux et internationaux. « Gamin je ne pensais pas que j’allais y arriver », me confie- t-il, heureux de cette reconnaissance et presque étonné de pouvoir vivre tous les jours son rêve d’enfant.
par Marie Remande publié dans : portrait
 

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