Le code de déontologie médicale invite les médecins à fixer des honoraires « avec tact et mesure ». Dans les faits, ces
derniers augmentent régulièrement depuis quelques années. Pour certaines spécialités et dans certaines zones géographiques, ils arrivent même à des montants exorbitants. La plupart des patients
paient, parfois à contre coeur, pour obtenir ce qu'ils pensent être les meilleurs soins. Certains renoncent à se soigner pour des raisons financières. Si nombre d'organismes complémentaires
remboursent une partie de ces dépassements, le reste à charge revient de plus en plus aux ménages.
Entre 2003 et 2006, la fréquence des dépassements supérieurs à mille euros a été multipliée par trois, indiquait un rapport de l'IGAS paru en 2007. Les associations d'usagers multiplient les actions visant à mieux encadrer ou réduire les abus en matière de dépassement d'honoraires. Le Président de la République s'est lui-même exprimé dans ce sens... Suite
En ce mardi 10 mai 2011, me voici à Nantes, non pas pour fêter les 30 ans de l'élection de François Mitterand à la Présidence de la
République, mais pour rencontrer la Dre Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest.
Comment, vous ne connaissez pas Irène Frachon, devenue sans l'avoir voulu, la Jeanne d'Arc et la Passionaria de la pharmacovigilence en France ou plutôt celle qui a fait éclater le scandale du Médiator® fin 2010?
Dre I.Frachon 10/5/11 Palais congrès Nantes- Photo MRA
Pour ma part, journaliste dans le secteur de la santé (entre autres), j'avais suivi cette affaire et mené ma petite enquête. Un vrai gros scandale, de la taille de celui de l'amiante, voire du sang contaminé. Cette histoire tragique a mis en exergue d'une part, selon les mots de la Justice, une "tromperie aggravée" de la part des laboratoire Servier, le fabricant, qui avait connaissance depuis presque 20 ans, de la dangerosité de ce médicament. D'autre part, elle a révélé des failles dans l'intégrité du système de contrôle des médicaments avec la découverte de conflits d'intérêt graves. Tout cela parce que ce médicament mis sur le marché comme anti-diabétique a rapidement été prescris, sans autorisation préalable de mise en marché(AMM), comme anorexigène (coupe-faim) à une très large population de personnes en surpoids. Un marché pour le moins juteux. Et il se trouve que le produit s'est révélé dangereux pour le coeur et parfois les poumons, engendrant des valvulopathies sévères - en moyenne dans un cas pour 10 000 - ce qui, sur le nombre de prescriptions, a tué entre 500 et 2000 personnes en traitement.
Voilà donc le contexte dans lequel j'ai pu interviewer la Dre Irène Frachon mardi dernier, lors de la conférence-débat " Médicaments, ce qui doit changer!" organisé
par la Mutualité Française.
En attendant de partager cet interview qui doit paraître d'abord dans des magazines mutualistes pour lesquels je travaille, voici en bonus, le sourire de Mme
Frachon sur la photo, floue parce que prise sur mon tel., rapidement. J'ai trouvé cette femme à la fois franche, courageuse et très disponible. Un grand merci à elle.
Pour en savoir plus, je vous recommande vivement la lecture de son livre "Médiator 150mg, combien de morts?" à trouver ou commander chez votre libraire ou
sur Internet. Tout y est.
Photo MRA
La Charité-sur-Loire, petite ville du Nord de la Nièvre, renaît depuis l'année 2000, grâce à une poignée de libraires bouquinistes créateurs de la Ville du Livre®. Depuis, toute la cité, construite au XIIe siècle autour d'une abbaye romane clunisienne, s'est remise en mouvement. Visite.
Magie de la météo. Le soleil pointe au moment où je lis la pancarte « la Charité-sur-Loire », juste avant de traverser les deux ponts qui chevauchent la Loire. La rue principale se resserre et se pave. Je découvre les devantures à l'ancienne des bouquinistes-libraires de la ville. En toile de fond, un clocher roman s'élance vers le ciel.
Au printemps les terrasses s'animent chaque week-end, alors que les 12 libraires bouquinistes de la ville ouvrent leurs portes et sortent leurs stands de livres d'occasion. « L'été, la ville a un réel air de vacances » décrit Estelle Grivot de l'office de tourisme.
12 bouquinistes pour 5500 habitants
« Natif d'un petit village de la région, je me suis installé à La Charité en 1992, après avoir été libraire à Paris, boulevard Voltaire durant 23 ans. » raconte Christian Vallériaux, fondateur de Ville du Livre® en 2000, qu'il préside actuellement. « A l'époque, nous avions recensé plus de 25 commerces vides. C'était cela ou repartir! » S'inspirant des autres villages du livre, Haye-on-wye, au pays de Galle, et Bécherel, en Bretagne, La Charité-sur-Loire repeuple progressivement ses rues de bouquinistes, d'artisans du livre et de commerces plus traditionnels. « Notre projet a eu un impact économique fort sur la ville et a permis à la plupart des autres commerces d'ouvrir toute l'année. Nous proposons une manifestation environ par mois : foires du livre, nuit du livre, marchés de livres anciens.. » explique ce spécialiste d'ouvrages anciens locaux. « Nous sommes devenus la banlieue amusante de Nevers! ». En hiver, les amoureux des livres se régalent de littérature ancienne lors des marchés mensuels dans le prieuré chauffé, site roman récemment restauré (voir encadré).
Du mot à la chambre
La présence 60 000 touristes chaque année confirme la dynamique impulsée par l'association Ville du livre® qui attire à elle seule environ 20 000 amoureux des livres par an. Les touristes profitent aussi d'un patrimoine architectural hors du commun, comme le prieuré en restauration (voir encadré) et d'événements de qualité. Le petit dernier, le Festival du Mot, fête ses sept ans du 1er au 5 juin 2011. Il rejoint la thématique du livre et s'impose désormais à la Charité comme l'événement annuel où parisiens et locaux, personnalités et simples amoureux des mots, se rencontrent autour d'une profusion de manifestations, spectacles, conférences, événements jeune public, lectures à domicile... Les festivaliers et l'équipe sont surtout accueillis chez l'habitant ou dans des gites ruraux et chambres d'hôtes de qualité (surtout des Gîtes de France®), comme Le Logis du Pont au coeur de la ville. « La Ville du livre® nous amène des clients en avant et arrière saison » explique Christine Tardif qui a ouvert 4 chambres d'hôtes aux noms d'écrivains célèbres. « Lors du Festival du Mot tous les hébergements affichent complet ! » .
Visite guidée d'une abbaye romane hors normes
Salle capitulaire abbaye La Charité - Photo MRA
Vue de l'autre rive de la Loire, le clocher de l'abbaye ouvragé façon art roman bourguignon a belle allure. Il séduit le visiteur du XXIe siècle comme les pèlerins sur la
Route de St Jacques-de-Compostelle. L'abbaye romane gigantesque, en cours de restauration depuis 2000, dévoile ses charmes même à travers quelques échafaudages extérieurs. La Charité, fondée au
milieu du XIe siècle par l'ordre de Cluny a pour objectif d'essaimer une quarantaine d'abbayes à travers toute l'Europe via le fleuve. L'Abbaye et le prieuré sont sauvés à la Révolution Française
par la vente du monument par lots aux habitants de la ville. « les Charitois sont des véritables Bernard L'Hermite » décrit Luc Jolivel, chef de projet patrimoine de la Ville.
« Ici on trouve des rideaux en macramé dans l'architecture romane! » Redécouvert seulement en 1974 par un architecte du patrimoine tombé par hasard en panne à la Charité, le prieuré est
restauré « dans le respect très profond de l'ancien, mais avec une intervention discrète du contemporain » dixit le maître d'ouvrage. La cité devrait bientôt recevoir le label
« Ville d'Art et d'Histoire ». 2013 scellera la fin des travaux avec au premier étage du Prieuré une « Maison du mot » et au centre du cloître, un jardin public, lieu de
passage et véritable quartier de ville.
www.lacharitesurloire-tourisme.com
Article paru dans le magazine Gîtes de France n° 91- Printemps 2011- rubrique "Terre de coeur" -
Chers lecteurs, mes amis, mes frères (et soeurs),
Trois petites questions aujourd'hui pour votre avis sur mon blog :
La première : aimez vous ce blog ? pourquoi?
La seconde : quelles améliorations proposeriez vous ?
La troisième : j'envisage de créer un blog thématique avec des flash d'info tous les jours ou au max un jour sur deux.
Lequel vous semblerait le plus pertinent : un blog santé, un blog tourisme, un blog infos pour les ados, les trois en même temps?
Vous pouvez répondre dans la rubrique commentaires ci dessous.
Merci de votre aide pour améliorer cet outil créé voici maintenant six ans :-)
Un peu facile, je l'avoue la publication d'aujourd'hui. Mais voilà, je n'ai pas publié depuis un mois et vous en avez assez de voir annoncé sur ma page une formation aux inégalités, déjà passée, non?
Mais en réalité, vous verrez que ce n'est pas si facile lorsque je vous demanderai où a été prise la photo voici deux jours dans un site du Val de Loire.
Photo Marie Remande
Un seul indice, vu que c'est difficile : Pour vivre heureux, vivons caché...
Ce site d'où j'ai pris la photo fera prochainement l'objet d'un article que je publierai ici.
A bientôt !
1ere de couv - Guide pratique - Syros Alternatives