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La vie est un ballet; on ne la danse qu'une fois. Proverbe Malinké

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Le principe de mon blog : des articles de ma production mis en ligne, plus quelques photos légendées. Bonne lecture.
Samedi 21 juillet 2007
Un mois au moins que je n'ai pas fait de nouvel article sur ce blog. Le temps file entre nos doigts, le "Oh temps, suspends ton vol"  de notre bon vieux Chateaubriand n'a pas pris une ride. Toujours absents de la vie, nous tournons en rond pour je ne sais qui, je ne sais quoi. Ne sommes nous pas finalement tous menacés par le "Travailler plus pour gagner moins", comme ne dirait pas notre président de la République?

Avant ma pause estivale, je vous offre un bonbon au miel à sucer de ci, de-là d'ici septembre, si l'été s'avère un peu amer, trop sec, ou trop humide, ou trop peu, ou trop pas assez.
Voici, pour toi internaute fidèle ou vagabond, mon coup de coeur de l'été avec l' expo  "L'Eternité de l'instant" consacrée à Hubert Grooteclaes (1927-1994), ce grand Monsieur de la photo dont j'ignorais jusque là l'existence et le travail si poétique et singulier.

Ses photos sont exposées jusqu'à la fin août au musée de la belle ville de Vendôme (41), dans le cadre des étonnantes et magiques " Rencontres Photographiques". Les quasi "tableaux photographiques" d'Hubert Grooteclaes ont aimanté mon regard, comme ce paysage de neige noir et blanc à peine recolorisé à la main et ces portraits mélancoliques et poigants de Madeleine ou Marianne, filles de l'artiste. Quelques unes de ces images restent à jamais gravées en surimpression sur l'iris de mes yeux largement écarquillés le 15 juin dernier lors du vernissage.  J'avais alors une seule peur : celle de ne pas avoir assez de temps pour capter l'émotion grave de ces photos noir et blanc, parfois un peu floues, volontairement, et pour certaines retravaillées au crayon de couleur ou en collages.

Pour en savoir plus , je vous conseille la visite de l'expo jusqu'en septembre au musée de Vendôme.  Profitez en pour visiter cette belle ville et l'ensemble des expos des "Rencontres Photographiques".
En attendant, vous pouvez aussi cliquer ici pour visionner quelques vues de l'artiste.

Voir ici un site
très documenté sur Hubert Groteclass.
par Marie Remande-Archer publié dans : articles généralistes
Jeudi 21 juin 2007

Mon coup de coeur de la semaine : le 1er salon des solidarités qui se déroule à partir de demain dans le beau Parc Floral de Vincennes. Bonne conscience à laisser au placard, à la place sortir le frais costume de l'enthousiasme, de l'engagement, teintés de l'utopie qui fait déplacer des montagnes. Sûr que si j'habitais Paris, j'y serais allée faire un tour.



Humanitaire, développement durable, commerce équitable, insertion et coopération internationale ont enfin leur rendez-vous grâce au
1er Salon des Solidarités qui aura lieu du 22 au 24 juin 2007, au Parc Floral de Paris.

Informer et sensibiliser le grand public sur la solidarité internationale et les différentes formes d'engagements, proposer aux professionnels un lieu de rencontres afin de mutualiser leurs compétences, l'émergence de projets et de partenariats, sont les principaux objectifs de ce salon. Autour des acteurs de la solidarité internationale, le militant engagé comme le simple visiteur pourra également s'informer, échanger et développer ses projets.
Une douzaine de conférences et tables rondes seront organisées durant le Salon des Solidarités avec des thèmes tels que : les nouveaux défis de la solidarité internationale, relancer l'aide publique au développement, l'Union Européenne et la solidarité internationale, agir globalement et localement, de l'humanitaire au social, des sans papiers au co-développement, immigration et solidarité, l'image du Sud, s'engager dans la solidarité internationale, du bon usage du don, les Français et la solidarité.

En savoir plus

par Marie Remande-Archer publié dans : articles généralistes
Jeudi 14 juin 2007

J
ulien et Clotilde Bonnal, quarantenaires et parents de deux adolescents sont de la génération post soixante-huit: aussi idéalistes, mais peut-être plus pragmatiques que leurs aînés. Récit d’une aventure lozérienne et d’un projet de vie au cœur d’une région belle mais rude, où la pluriactivité s’impose.

Julien, lozérien de souche, sur plusieurs générations, a tenu à rester pour vivre et travailler au pays. Issu de cette terre des Cévennes, de moyenne montagne, royaume des chataîgners et des moutons où l’on exploitait traditionnellement le ver à soie, il décide dans les années 90, d’acheter 70 hectares de terres, comprenant quelques maisons en ruines - le hameau de la Farre - sur la commune de Saint-Germain-de-Calberte, entre Florac et Alès. Clotilde, parisienne d’origine et graphiste de métier, tombe à la fois amoureuse de l’homme et du pays et s’installe avec lui. Grâce à la revente des terrains, ils acquièrent un capital, tout en aidant aux reconstructions et en contribuant à la renaissance d’un « village », peuplé aujourd’hui d’une trentaine d’habitants à l’année. En 2000, ils choisissent de se consacrer à la reconstruction du Mas Abeihls, situé à 500 m de là, pour en faire un lieu de vie pour leur famille, ouvert aux touristes de passage. La maison est en mauvais état. Pourtant le lieu, sublime, avec une vue plongeante sur toute la vallée, leur permet de rêver leur projet et de reconstruire une nouvelle demeure à partir de l’ancienne. Les talents de bâtisseur de Julien, menuisier de profession, se marrient avec le sens esthétique de de Clotilde, artiste peintre et créatrice de bijoux par ailleurs. « Nous avons voulu une architecture sobre et simple, respectueuse du caractère cévennol, mais habillée de touches contemporaines et de couleurs pour apporter de la gaieté» explique t-elle. Au sol, une mosaïque de lauzes taillées en carrés contraste avec une frise en pâte verre de couleur. Dans chaque pièce, un mur aux couleurs vives fait face aux autres cloisons blanches. Ici et là, d’étranges meubles-sculptures habitent les pièces. Ces objets usuels originaux, taillés dans la masse du tronc d’arbre, et hérités du père artiste de Julien, contribuent à donner un style et un supplément d’âme à la maison. Depuis 2001, les quatre chambres d’hôtes du couple fonctionnent. « Notre activité d’accueil marche très bien en juillet et août et le reste du temps à mi-temps en moyenne entre avril et mi-octobre » raconte l’hôte. Leur table se garnit chaque fois de mets savoureux pour leurs visiteurs. « Une bonne table familiale » comme la présente la cuisinière. Elle aime utiliser les produits fabriqués localement comme par exemple la chataîgne ou les pélardons (petits fromages de chèvres), en les remettant au goût du jour avec des recettes modernes. Les légumes viennent de leur potager, les fleurs des champs –comestibles bien entendu- ornent souvent les mets. Dans ce coin de paradis du bout du monde, rien de trop et pourtant déjà bien assez pour donner envie de poser ses bagages.

Article extrait du dossier "Terre de Cévennes, la Lozère au coeur" paru dans le magazine Gîtes de France du printemps 07
par Marie Remande-Archer publié dans : portrait
Mercredi 13 juin 2007
Le « moulin de l’ingratitude » (Ondankmeulen)
à Boeschepe en Flandres - Photo JP Lammens

Prenons un dimanche ordinaire de février. Des amis Lillois vous emmènent en voiture découvrir la Flandre franco-belge au Mont Noir.  Vous en avez des frissons dans le dos d'imaginer ce qui vous attend, un nom pareil ne peut que porter malheur. Le brouillard et la pluie accompagnent le voyage, et... vous arrivez  dans un parc de 8 ha qui abrite la Villa Marguerite Yourcenar, résidence d'écrivains européens, retirée au calme en pleine forêt de sapins, chênes et hêtres. Vous culminez à presque 130 m d’altitude. Au loin, le plat pays à perte de vue.  On en rêverait, si le temps n'était pas si sombre et le ciel si bas. Le sentier de randonnée que vous empruntez est émaillé de plaques couvertes de citations d'auteurs, dont celles de Marguerite Cleenwerck de Crayencour (anagramme de Yourcenar) qui vécut ses 10 premiers étés au mont Noir. A un ami poète Belge elle confie : « je ne saurais m'imaginer sans la Flandre, sans la contrée où, pour la première fois de mon existence, je fus confrontée à la pureté et à la force des éléments: l'eau, l'air et la terre. La Flandre constitue l'émerveillement de ma vie, le fondement émotionnel… ». Après quelques kilomètres sur le sentier des Jacinthes, vous longez des champs de houblon, avant de rejoindre la plaine. Nouveau départ en voiture vers la frontière belge, dépaysante avec ses maisons basses de brique rouge. Vos amis vous offrent une bière artisanale, côté français, au Vierpot, un estaminet presque accoudé au moulin en bois si flamand de Boeschepe. Dehors il ne pleut plus ; dedans, le sourire des joueurs de « Grenouille », des nappes à carreau blanc et rouge, votre gauffre à la cassonade qui se prépare, il fait chaud.


Article extrait dossier "L'Autre Nord" paru dans le Magazine Gîtes de France  - été 07

par Marie Remande-Archer publié dans : articles généralistes
Mardi 12 juin 2007
2eme indice : Atlantique
par Marie Remande-Archer publié dans : portrait
 

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