Francis Ponge
Coup de gueule et d'indignation sur ce blog d'où je pensais muter vers un autre avant de vous livrer l'article suivant.
Mais je suis ce soir trop indignée pour attendre d'être prête techniquement sur ce nouvel outil.
Je partage avec vous mon indignation en relayant un communiqué du mouvement slow food. Je vous laisse découvrir par vous même et vous faire votre propre idée.
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COMMUNIQUE DE PRESSE
Tours, le 12 Janvier 2012
L’Union européenne les invite en Espagne, la police les séquestre trois jours et les renvoie au Kenya. Jusqu’où peut aller la sécurité nationale?
Deux producteurs kenyans, Ambrose Kakuko et Grace
Kapserum, ont été arrêtés vendredi 16 décembre à l’aube à l’aéroport Charles de Gaulle de Paris par la police aux frontières puis détenus dans un centre pour immigrés jusqu’au dimanche
18 dans l’après-midi et finalement renvoyés dans leur pays. Les deux membres de la Sentinelle Slow Food du yaourt des Pokot à la
cendre étaient en correspondance à Paris entre Nairobi, au Kenya, et Bilbao, en Espagne. Ils étaient en possession de passeports, de visas en règle et de documents qui attestaient
qu’ils avaient été invités par la Ville de Bilbao et par Slow Food International et que les dépenses relatives à leur voyage et à leur séjour étaient entièrement prises en
compte.
MM. Kakuko et Kapserum auraient dû prendre part à AlGusto, une manifestation gastronomique qui représentait l’un des quatre événements prévus dans le cadre du projet 4Cities4Dev, financé par l’Union européenne. La Ville de Bilbao est en effet l’un des partenaires du projet aux côtés de la Ville de Turin en qualité de partenaire principal, de Slow Food ainsi que des villes de Tours (France) et Riga (Lettonie). Les quatre villes, en adoptant les communautés de la nourriture d’Afrique transsaharienne par le biais d’organismes consacrés à la coopération, sensibilisent les citoyens européens sur la consommation responsable et sur les conséquences de leur comportement alimentaire. « Il est honteux que deux personnes engagées activement dans leur pays, qui jouent un rôle direct de sauvegarde de la biodiversité et des traditions alimentaires locales, soient arbitrairement arrêtées et, de fait, séquestrées. Grace Kapserum quittait son pays pour la première fois de sa vie, et tous deux étaient enthousiastes à l’idée de participer à une manifestation consacrée au partage d’expériences et à l’échange de cultures. Au lieu de ça, ils ont été brutalement confrontés à la fermeture d’esprit, à l’intolérance et aux préjugés. » a déclaré Carlo Petrini, président international de Slow Food.
« Il est également paradoxal que l’Union européenne voie
réduits à néant des efforts et des ressources destinés à renforcer la coopération internationale à cause de l’attitude intransigeante de fonctionnaires, dont le zèle dans l’application
des lois risque de s’apparenter à une véritable discrimination raciale. » |
Interlude à la nuit.
Me voici à peine revenue, remise, démise, prise et éprise des expérimentations verbales et techniques du stage laboratoire sur l’écriture numérique, organisé les 28 et 29 novembre dernier par Livre au Centre et animé par François Bon, auteur de Après le Livre paru au Seuil et créateur pionnier de publie.net, maison d’édition numérique.
Hier soir en passant chercher quelques mezzés libanais dans la rue Colbert à Tours, vu un homme en train de dîner avec un verre de vin, penché sur sa liseuse numérique. Projection. Désir.
En touches et en direct d’un petit MacBook blanc miraculeusement à ma disposition, là, pour rédiger ce billet, urgence à vous annoncer la mutation prochaine de ce blog presque déjà devenu antique. Tic, tic, tic, cliquetics.
Suspens.
Restez suspendus et en éveil sur le fil des articles et mues à venir. Affaire de jours j'espère. A faire. Vers une nouvelle « love affair », avec les mots.
Avenir.
Petite annonce en passant:
Cherche MacBook ou autre Mac portable, bien sous tout rapports, seconde, quatrième ou huitième main… peu importe, tant qu’il n’est pas trop tortue et que son disque dur n’a pas de signes d’arthrose ou de maladie d’Alzheimer. Offres dans la partie commentaires. Réponse assurée.
Marché Euro Gusto - Photo Romain Lhuissier
Et hop, crac, miam, zou! Quelques mots de retour du Salon Euro Gusto, une grande fête du goût & de l'alimentation « bonne, propre et juste »*, qui se déroule jusqu'à dimanche à Tours, au parc des expositions.
Un fête de tous les sens, comme ma journée, elle, dans tous les sens, aussi.
A l'oenothèque Euro Gusto nov 2011
llustration "Flow" pour Global Magazine
Invités par le mouvement « Slow Food », plus d'une centaine de producteurs font déguster et découvrir des produits qui fleurent bon le terroir, tous plus savoureux les uns que les autres. Seul regret : que ce salon se déroule dans un entrepôt gris et froid. Drôle d'idée pour mettre en appétit les papilles. Ceci dit, l'enthousiasme des échanges et la convivialité des producteurs compense ce travers (de porc noir de Bigorre, une "Sentinelle du Goût", un de ces spécimens alimentaire et gustatif, que Slow Food valorise pour leur éviter de disparaître. Fin du jeu de mot et de la parenthèse.)
S'alignent donc, en rangs d'oignons, dans les allées, des producteurs venus des quatre coins d'Europe, surtout quand même en provenance des régions françaises, plus une présence africaine sur deux stands autour de beaux projets réalisés dans le cadre de l'opération « 4cities4dev » un jumelage solidaire « Nord-Sud » pour soutenir des expériences de communautés autour de spécialités alimentaires. Mon « coup de cœur » du salon.
En Côte-D'Ivoire, des jardins potagers communautaires gérés par un groupe de femmes ont été crées pour fournir de la nourriture aux familles et à la cantine scolaire.
En Mauritanie Les femmes Imragen vivent de la pêche et transformation du poisson, avec la poutargue (oeufs séchés de mulet) comme produit principal.
Les coordinatrices en provenance de ces deux pays rencontrées à Euro Gusto me paraissent être des femmes remarquables.
* Terme inventé par Carlo Petrini, Fondateur du mouvement Slow food
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Voici pour finir quelques morceaux choisis du très charismatique Carlo Petrini qui a présenté son ouvrage « Terra Madre, renouer avec la chaîne vertueuse de l'alimentation » (ed. Alternatives).
Ilustration "Flow" Global Magazine
« La crise entropique que nous vivons, économique, financière et énergétique doit être l'occasion d'entrer dans un nouveau paradigme : retourner à la terre, retrouver le respect de la terre et de l'environnement. »
A propos de la fin de la réforme de la Politique Agricole Commune en 2012 :
« L'année 2012 sera stratégique pour éviter de mauvaises négociations sur l'agriculture en Europe. Chacun doit interpeller son parlementaire européen dans sa région pour lui demander ce qu'il pense de l'agriculture locale »
« L'argumentaire peut s'appuyer sur 4 points : on doit aider la petite et moyenne agriculture, donner seulement des subventions à, une agriculture « vertueuse » dans le sens où elle respecte la biodiversité, renforcer l'agriculture locale et enfin faire que des jeunes puisent retourner à la terre. »
Former les enfants à une autre agriculture et consommation :
« J'invite à créer partout dans les écoles des jardins potagers pour que les enfants apprennent ce que veut dire faire pousser une graine et que lorsqu'ils retournent à la maison, ils soient porteurs d'un autre message auprès de leurs parents. »
Militant de la lenteur :
« L'homme est aujourd'hui malade de la vitesse. Nous devons retrouver la lenteur... Mettre plus d'amour et de poésie dans nos vies. »
Le Pôle Vidéo du Club de la Presse Val de Loire, dont je fais partie, était à Poitiers, derrière les micros, les caméras et les ordis pour relayer en images et en interviews cet événement journalistique majeur et enthousiasmant que sont les Assises du Journalisme. Elles se sont dérouleées au TAP les 8, 9 & 10 novembre 2011.
J'ai bcp aimé ces moments debout derrière le micro ou la caméra, y compris avec des fourmis dans les jambes lorsque nous avons dû, pour filmer les débats dans l'auditorium, monter sur des estrades très étroites et filmer sans pouvoir bouger durant plus d'une heure trente.
J'ai aimé partager cette aventure humaine avec mes 5 collègues journalistes-vidéastes, à découvrir la richesse d'échanges de très bon niveau entre professionnels et avec le public.
Au top de mon palmarès la formule où un politique rencontre un journaliste. Ils ont abordé durant une heure les relations entre les médias et la politique et la perception de la presse par les futurs candidats aux présidentielles. Magnifique joute verbale entre Demorant et Bayrou, le premier remettant cela le lendemain avec Mélanchon. Mais aussi Edwy Pleynel et Eva Joly. Passionnant.
Mon second préféré, l'atelier Radio France qui proposait à des collégiens d'apprendre à faire de la radio avec toute une équipe de Radio France. Une vidéo est à venir, si on obtient les autorisations des parents.
Plus d'interviews et de morceaux choisis via les vidéos du Club de la Presse
Donc au final, je me lève pour les organisateurs des Assises du Journalisme qui nous ont offert cette manifestation et sur laquelle le Club de la presse Val de Loire a eu à coeur de s'impliquer, bénévolement, en partenariat, pour vous offrir ces images.
D'autres vidéos à suivre....
1ere de couv - Guide pratique - Syros Alternatives