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Le principe de mon blog : des articles de ma production mis en ligne, plus quelques photos légendées. Bonne lecture.
Jeudi 25 juin 2009
Les alliances entre la famille Gîtes de France et la famille Randonnée font de belles liaisons. Du grand-père Gîte d’étape toujours amoureux de la grand-mère Course en montagne, à la mère Chambre d’hôte coquette qui séduit le père Marcheur contemplatif, toutes les paires sont gagnantes.


Au palmarès des loisirs préférés des Français, la randonnée fait figure de première de cordée. Environ 1/5e des Français partis en séjour touristique déclarent pratiquer la marche.  De la montagne qui attire la moitié des adeptes, à la campagne en passant par la mer, les citadins et sédentaires avides de respirer et se détendre en pleine nature suivent avec bonheur les balises des petits ou grands chemins. La Fédération Française de Randonnée Pédestre a répertorié 180 000 kilomètres de sentiers balisés. Un hébergement Gîte de France® (gîte d’étape, gîte de séjour, gîte rural, chambre d’hôtes Charmance, camping Pré vert)  n’en est jamais bien loin.

Petits chemins et routes à thèmes
Les plus chanceux sont les propriétaires Gîtes de France® situés sur des itinéraires mythiques comme par exemple Les Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, les Traversées des Alpes, des Pyrénées ou Les Chemins des douaniers qui longent la côte bretonne. La notoriété de ces routes justifie à elle seule la nuitée. Une condition s’impose : en tirer parti et se faire repérer comme point d’étape. Le propriétaire attentif et accueillant peut faire une différence. Au moyen de quelques astuces, il sait retenir pour quelques nuits au moins ses hôtes et leur donner envie de revenir. Hors de ces célèbres sentiers, notre hébergement Gîte de France® se trouve aussi presque toujours sur le passage ou à proximité d’un itinéraire pédestre (Grande Randonnée, Petite Randonnée, boucle de Pays ou locale). Et beaucoup d’hôtes exploitent aussi les richesses de cheminements pédestre à vélo, à cheval et l’hiver en raquettes ou à ski.

Labellisation :  ça bouge dans les départements

Certains propriétaires proposent des séjours randonnée tout compris comme ces chambres d’hôtes du Beaujolais, du Gard, du Nord ou d’ailleurs. Ils créent des circuits thématiques qui allient marche ou vélo à des découvertes naturelles et culturelles. D’autres accompagnent leurs hôtes sur les sentiers gratuitement ou pas, notamment les guides et accompagnateurs brevetés d’Etat.
Des départements  initient des démarches plus poussées de labellisation.
En collaboration avec le Comité départemental de randonnée pédestre, l’équipe technique du Relais du Tarn a rédigé, avec un groupe de propriétaire de Gîtes, un avenant spécifique Gîtes Balades et Randonnées que 80 propriétaires ont aujourd’hui adopté. 
Le Relais des Gîtes de l’Ardèche a créé à l’automne 2008 une qualification Gîtes Rando et Gîtes Cyclo avec un cahier des charges à respecter. 226 propriétaires (gites ruraux, chambres d’hôtes, gîtes d’étape et séjour) ont déjà adhéré à la démarche en vue d’une promotion spécifique au printemps auprès des journalistes spécialisés et d’associations de randonneurs des départements limitrophes.
La Haute-Loire, elle, bat au rythme de Respirando. 45 hébergements Gîtes de France® commercialisés par la centrale de réservation ont rejoint l’offre complète de randonnée proposée par le département. maisons d’hôtes et gîtes d’étape/séjour, un avenant spécifique Gîtes Balades et Randonnées qu’ont signé aujourd’hui 80 propriétaires. 
Un propriétaire des Alpes-Maritimes a initié une démarche de qualification Gite Rando dans son département en 2005. Depuis, il compte 36 Gîtes Rando et 6 Gîtes Panda  présentés ensemble dans le document Gîtes Nature, distribué lors d’actions de commercialisation (voir témoignage d’un gîte d’étape p12).
Le Relais du Gard vient de lancer officiellement sa nouvelle filière Chambre d’étape. 
Les Deux-Sèvres proposent deux types de circuits à vélo aménagés avec des hébergeurs Gîtes de France. Le Thouet à vélo -120 kilomètres de pistes cyclables aménagées – et Le Marais Poitevin à Bicyclette – 45 km – deux itinéraires ponctués d’étapes Gîtes de France offrant un accueil spécifique le long du circuit.
Cette pratique anti-stress affiche une belle vitalité. Les propriétaires accueillants sont en route sur ce chemin. Chez les Gîtes de France, ça marche!

Extrait du dossier sur la randonnée paru dans le magazine Gîtes de France # 83 du printemps 2009
Par Marie Remande - Publié dans : articles généralistes - Communauté : journalistes pigistes
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Mardi 23 juin 2009
L’économie sociale représente en France 10% du PIB et près de 10% de l'emploi. Ce secteur regroupe mutuelles, coopératives et associations dans une famille porteuse de valeurs communes depuis plusieurs générations. Telle une fratrie, tantôt unie, tantôt éclatée, elle souffre d’un manque de visibilité dans notre société. À l’heure de la crise financière, une place de choix pourrait cependant lui revenir.


« Personne ne connaît précisément notre réel poids économique, la façon dont nous fonctionnons, notre poids sur le marché, y compris d'un point de vue social. » exprime Gérard Andreck, président de la Macif et du Groupement des entreprises mutuelles d'assurance. « Les employeurs de l'économie sociale ne sont pas reconnus en tant que tels, alors qu'ils viennent d'obtenir 20 % des voix aux récentes élections prud'homales. »  Ce score a augmenté de 8 points depuis les élections précédentes de 2002. Il exprime bien le poids d’un secteur qui gagne en crédibilité et en force de représentation sur l’échiquier économique et politique.

« La crise actuelle de l’économie financiarisée pourrait donner l’occasion à l’économie sociale de mettre en valeur sa singularité, » exprime la Fédération des Mutuelles de France dans un communiqué qui redonne le poids de cette économie constituée des mutuelles, coopératives et associations. Une étude récente de l’observatoire national de l’économie sociale et solidaire rappelle qu’avec ses 2,1 millions de salariés, elle représentait au 31 décembre 2006, 9,8%de l’emploi total en France. (voir P10) 

 
Des valeurs communes, un secteur créateur d’emplois

 «  L'économie sociale n'est pas une utopie, nous la vivons dans notre société » explique Corinne Bord, vice-présidente de la Conférence permanente des coordinations associatives et membre du Conseil supérieur de l'économie sociale . Nous connaissons tous des entreprises ou structures, sans savoir qu’elles appartiennent à la famille de l’économie sociale :  mutuelles santé (par exemple la Mnfct), mutuelles d'assurance (la Macif), entreprises coopératives (Le Chèque Déjeuner), banques mutualistes (le Crédit Coopératif),   fondations (Fondation Gaz de France), associations (l’UCPA).
L'économie sociale entre dans le champ de l'économie de marché, mais développe des valeurs  spécifiques. « Dans sa constitution même, l'entreprise de l'économie sociale n'est pas là pour faire du profit » explique Corinne Bord, « Elle remet au centre du système de production, un mode de gestion collectif et autonome, un processus de décision démocratique -« une personne, une voix » - et l'intérêt général ». À cela, s’ajoute l’indivisibilité du patrimoine de l’entreprise qui est collectif, contrairement aux sociétés de capitaux. Quelques lignes supprimées ici.
« Quand les entreprises classiques sont en destruction d’emploi, l’économie sociale en créée » explique Corinne Bord.  Les coopératives et associations ont affiché entre 2005 et 2006 des taux de croissance d’effectifs compris entre 3 et 4 %. Corinne Bord défend : « Les entreprises de l'économie sociale vivent différemment la crise parce que leur moteur est la demande sociale. C'est parce que l'on fait de la cohésion sociale que l'on est compétitif et non l’inverse.»  

Une histoire singulière

La grande expérience fondatrice du mouvement coopératif naît en Angleterre, à Rochdale en 1844. Des ouvriers tisserands organisent une coopérative de denrées alimentaires, la Société des équitables pionniers de Rochdale. Cette première expérience s’avère positive. Ils créent leurs propres filatures, d’autres magasins, une banque et une mutuelle de prévoyance, des écoles, des bibliothèques. Ils ont posé les principes de base de la coopération : démocratie, libre adhésion, rémunération limitée du capital, bénéfices répartis entre les membres. 
Tout au long du XIXe siècle, les coopératives se développent  dans plusieurs pays d’Europe (France, Angleterre, Danemark, Allemagne), sous l’influence conjuguée des socialistes utopiques puis d’un christianisme social.
Les sociétés de secours mutuel, organisées dès 1790 par des ouvriers imprimeurs mettent en commun des cotisations volontaires mobilisées en cas de maladie ou accident ou pour les plus démunis. Elles reçoivent un statut légal en 1850. À partir de 1898, avec la promulgation de la charte de la Mutualité, les 8000 ancêtres des mutuelles de santé actuelles prennent désormais en charge toutes les œuvres sociales et éducatives d’environ 2 millions d’adhérents.
Le concept d’économie sociale apparaît dans l’ouvrage Nouveau Traité d’écono
mie sociale de Charles Dunoyer publié en 1830. Le groupe de structures qui composent l’économie sociale, élargi au-delà des coopératives et des mutuelles aux associations en 1901 et aux fondations en 1989, adhère aux principes de démocratie et à la primauté de l’objectif social sur la recherche du profit. Le terme lui ne sera vraiment consacré qu’en 1981 par un décret et la création d’une Délégation interministérielle à l’innovation sociale et à l’économie sociale (DIIESES) à l’initiative de Michel Rocard, ministre du Plan et de l’Aménagement du territoire de l’époque.
La délégation interministérielle a depuis navigué d'un ministère à l'autre, avec peu de reconnaissance nationale et étatique. Le délégué interministériel se retrouve aujourd’hui à la tête d’une petite équipe et d’un petit budget -« trop petit » disent certains acteurs - sous la double tutelle du ministère du Travail de l’Emploi & des Solidarités  et de celui de l’Economie et des Finances.
À l’échelon des collectivités territoriales, la reconnaissance est plus évidente. De nombreux Conseils régionaux réservent des budgets aux projets issus de l’économie sociale. Des services la structurent comme en Champagne-Ardenne (voir portrait p12). « L’originalité de l’économie sociale et solidaire repose sur le prisme : développement du territoire, développement économique et formation professionnelle » explique Muriel Martin-Dupray, directrice générale adjointe en charge de l’économie à la Région, qui gère aussi ces dossiers-là. Intégrer l’économie sociale dans l’économie relève du choix politique sur cette terre de tradition mutualiste et coopérative avec 1,5 millions d'Euros d'aide aux projets engagés par la Région.

Encore trop peu visible

« L'économie sociale plus que jamais tendance avec la crise », titrait une dépêche de l'agence de presse Reuters en décembre dernier.  Les acteurs de ce « tiers secteur », comme le définissent les Britanniques, pourraient se réjouir de cette opportunité à se faire connaître et reconnaître enfin dans le paysage économique. L'information est pourtant peu reprise par l'ensemble de la presse.

« Ce déficit de visibilité, mais aussi de stratégie et d'ambition politique, c'est aussi aux acteurs eux-mêmes qu'on peut le reprocher,» regrette Hugues Sibille, directeur général délégué du Crédit Coopératif et président de l’Ides (Institut de développement de l’économie sociale). « Nous sommes difficilement capables de porter ensemble un projet, de communiquer avec un message clair auprès de la société et de faire du lobbying à partir de ce projet et de ce message. »  Ils sont nombreux à s’accorder (voir point de vue de Thierry Jeantet) comme lui sur le même diagnostic : le secteur doit encore se structurer, mieux se fédérer, simplifier ses discours, mieux communiquer.




L'économie sociale, une idée d'avenir?

Des organes de concertation existent pourtant. Des progrès se réalisent. Les dirigeants de toutes les familles de l’économie sociale ont créé en 2001 leur propre patronat, le Ceges. Lieu de coordination, de veille législative et de communication, la structure milite auprès des politiques à Paris et à Bruxelles pour faire reconnaître l’économie sociale dans l’économie. Depuis 2006, le Conseil Supérieur de l’Economie sociale, constitué de 15 membres du Ceges, de représentants de territoires et de l’Etat, renforce l’identité et la représentativité des acteurs. Le prochain enjeu du Ceges : devenir, comme le Medef,  un interlocuteur du dialogue social, dont il est aujourd'hui absent.

Malgré ce manque de visibilité, Hugues Sibille constate :« Jamais la demande d'économie sociale et l'aspiration à rejoindre ses valeurs n'a été aussi forte qu'aujourd'hui,». Il a animé en février une conférence sur le thème « entreprendre autrement :  du sens et des opportunités» lors du Salon des entrepreneurs où a été remis aux pouvoirs publics un livre blanc de propositions réalisé par 100 entrepreneurs sociaux.  « Nous avons reçu mille inscrits pour seulement la moitié de places dans la salle » explique-il. « Cette expérience révèle le ras-le-bol des salariés, des cadres, des jeunes. Nous ressentons aujourd’hui une aspiration très forte à se tourner vers une économie porteuse de sens et qui remet l'Homme au centre du système»

Gageons que les limites du système, tombé parfois dans les travers de l’économie financiarisée, ne ruinent pas les efforts entrepris par la « famille » de l’économie sociale à réaffirmer et mieux promouvoir ses valeurs.



Que celui qui est arrivé au bout de la lecture de ce long dossier, en soit félicité, vu que son écriture roborative  est loin d'être celle qui s'impose sur la toile. Et pour cause, il est paru dans un magazine papier - La Mutuelle # 124 - en avril dernier. 
Par marie Remande - Publié dans : articles généralistes - Communauté : journalistes pigistes
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Mardi 16 juin 2009
3 questions à...

Thierry Jeantet, directeur général d’EURESA, groupement d’intérêt économique européen d’assurances d’économie sociale, préside les Rencontres du Mont Blanc, forum international des dirigeants de l’économie sociale. Il est l’auteur de l’ouvrage L’économie sociale, une alternative au capitalisme paru aux éd. Economica en mars 2008.


En quoi les principes de l’économie sociale vous paraissent-ils extrêmement originaux, modernes et « en avance » comme vous le présentez dans votre dernier ouvrage ?
L’économie sociale révèle d’autant mieux la force et la singularité de ses principes dans un moment où tout le monde est frappé par les dérives du système dit dominant, notamment la volatilité des entreprises traditionnelles dont la fragilité est révélée par la crise financière et économique, alors que ces entreprises peuvent provoquer de nombreux dégâts (délocalisations, mauvais partage des profits…).  L’économie sociale, par la nature même de ses principes de gouvernance, permet d’éviter ces dérives. La règle de démocratie « un homme, une voix » entraîne un partage des responsabilités et du pouvoir. La règle de propriété qui veut que le capital soit absolument indivisible, assure la pérennité des entreprises de l’économie sociale, leur capacité à durer dans le temps, qui la rend peu « opéable » et durable. Et enfin concernant les excédents, les partenaires se mettent d’accord sur leur répartition très en amont, ce qui permet qu’elle soit juste. Tous ces principes fondamentaux font de nos structures des modèles d’entreprises pour le XXIe siècle. 

Comment l’économie sociale peut-elle gagner en lisibilité dans notre société ?
Ses acteurs ont longtemps vécu en se disant « vivons heureux, vivons cachés ». Cette stratégie dans une période de mondialisation et de communication ne tient plus. C’est d’autant plus vrai dans une période où le citoyen est à la recherche de nouveaux modèles. L’économie sociale doit se réapproprier son projet et ses valeurs. Elle est porteuse d’une alternative, sans prétendre être la seule, qui doit s’exprimer au niveau national, européen et international. En France, le Conseil des Entreprises, Employeurs, et Groupements de l'Economie Sociale joue ce rôle. D’autre part les bons résultats des employeurs de l’économie sociale aux dernières élections prud’homales sont porteurs d’espérance, même si nous avons trop peu communiqué sur ce point.  En Europe, une structure qui dialogue avec l’Union Européenne existe, mais reste encore une voix trop modeste, divisée en familles et l’Union Européenne ne fait quasiment rien en notre faveur. Au plan International, l’Association Internationale de Mutuelles Santé, l’Alliance Coopérative Internationale et, depuis 2004, le Forum des Rencontres du Mont Blanc, agissent pour faire avancer nos principes et mieux faire entendre notre voix auprès des grandes instances Internationales.

En cette période de crise, comment pensez-vous que l’ensemble des acteurs de l’économie sociale puisse offrir une véritable alternative à une économie basée sur la finance ?

Nous devons marquer clairement nos différences. Pour cela, sous l’impulsion de Paul Singer, secrétaire d’Etat chargé de l’économie sociale au Brésil, Les Rencontres du Mont-Blanc ont créé un atelier sur le rôle des institutions financières de l’économie sociale (mutuelles, banques, institutions de capital risque) dans le monde. Le but est de mener une réflexion pour créer des outils et des véhicules financiers spécifiques, qui aideraient l’économie sociale à mieux se développer et voir quel partenariat on peut instaurer entre ces différentes structures.  Nous pourrions ainsi éviter les dérives financières telles que la création d’outils financiers défaillants comme ont pu le faire récemment certaines banques coopératives qui ont réalisé des erreurs stratégiques en faisant des choix comparables aux banques classiques.


Article paru dans le dossier " Economie sociale une famille de valeur(s)"  - Magazine La Mutuelle #123
Par Marie Remande - Publié dans : articles généralistes - Communauté : journalistes pigistes
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Dimanche 14 juin 2009


Sur le terrain avec les porteurs de projets ou en interaction avec les élus, la responsable de l’économie sociale et solidaire du Conseil Régional Champagne-Ardenne met engagement et force de conviction au service de missions délicates et multi facettes.

« Je viens de poser mon sac hier après trois jours sur le terrain dans les Ardennes et en Belgique » raconte Isabelle Roux, quadragénaire énergique.  De retour à son bureau de Chalons–en-Champagne, la chargée de mission à l’économie sociale et solidaire du Conseil Régional Champagne-Ardenne commence une nouvelle journée. Ce matin, elle prépare un cahier des charges pour un nouveau dispositif régional de soutien aux microprojets associatifs, avant de se retrouver l'après-midi en comité régional stratégique  pour choisir les dossiers pertinents. Elle prend juste le temps de partager un plateau repas avec ses partenaires. « Ma force est d’avoir réussi à fédérer autour de moi un réseau relationnel très réactif qui se met en quatre lorsque je le mobilise » explique t-elle. Et déjà c’est reparti. Elle répond à un porteur de projet associatif : une heure quinze de conseils téléphoniques et d’exploration des pistes pour transformer en SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) son association touristique de mise en valeur du patrimoine industriel de la Haute-Marne. Elle explique comment le réseau peut l’aider dans la recherche de financements publics ou privés.

D’un bac sténo à un poste de cadre A

«Je suis arrivée presque par hasard à la Région, il y a 25 ans. J’ai vu de la lumière et je suis entrée, comme secrétaire.» s’amuse t-elle.  «J’ai eu de la chance. J’avais en poche un bac de sténo dactylo. La fonction publique territoriale a bien joué pour moi son rôle d’ascenseur social.»  Aujourd’hui, devenue cadre A, elle connaît parfaitement sa collectivité et tous les métiers de la territoriale.
Isabelle Roux met depuis quelques années cette richesse de parcours au service de l’économie sociale et solidaire.
« On ne travaille pas par hasard dans ce secteur. On s’inscrit dans un système de valeurs collectif partagé qui remet l’Homme au centre des préoccupations » défend-elle avec enthousiasme. « Dans mon poste actuel, je baigne comme un poisson dans l’eau. Je suis portée par un militantisme autour de cette mission qui me nourrit. »

Convaincre : facteur clé de la réussite

Le succès des missions de la responsable repose à la fois sur sa proximité avec les acteurs (associations, coopératives et mutuelles) et sur sa capacité à discuter avec les élus dans les territoires. « Tout cela s’accompagne de garanties administratives, de l’aide stratégique de ma hiérarchie, et d’une volonté politique régionale en faveur de l’économie sociale et solidaire, sans lesquels je ne pourrais rien faire. » reconnaît Isabelle.
La jeune femme égrène les qualités qui lui semblent nécessaires à sa mission : écouter, rencontrer, rassurer, discuter, s’adapter, innover et surtout convaincre.
« Je préfèrerais parfois mettre au service des porteurs de projets l’énergie colossale que j’emploie à convaincre les politiques sur le terrain. », conclue la marathonienne de l’économie sociale.




Chargé de mission à l’économie sociale : le « mouton à cinq pattes » de la territoriale
 Presque toutes les Régions françaises et quelques autres collectivités se sont dotées de « chargés de l’économie sociale». Véritables « moutons à cinq pattes », ces profils très variés se trouvent à la croisée de réseaux d’acteurs tant publics que privés. Dotés de compétences transversales en matière de développement économique et/ou d’aménagement du territoire, ils doivent parfois maîtriser également les questions sociales, l’insertion et le développement durable. Il existe des formations spécifiques à BAC+4 ou plus. Beaucoup de régions proposent des filières universitaires avec des « Master » spécialisés. Certaines grandes écoles – ESSEC, HEC – intègrent aussi cette dimension dans leurs cursus.


Article extrait du Magazine LA MUTUELLE, trimestriel de la Mnfct - n° 123 - Mars 09
Par Marie Remande - Publié dans : portrait - Communauté : journalistes pigistes
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Mardi 2 juin 2009

sept nuages blancs en file

toile bleue derrière les toits gris
vigne vierge
Par Marie Remande - Publié dans : poème - Communauté : journalistes pigistes
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